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  • Travaux de la cuisine de la salle des fêtes : Des questions avant le vote

    Travaux de la cuisine de la salle des fêtes : Des questions avant le vote

    Extrait de l’Ad’AP : La cuisine est classée par le cabinet d’études, étude approuvée par le Préfet en zone facilement accessible

    Le conseil municipal s’est récemment prononcé sur un projet d’aménagement et de mise aux normes de la cuisine de la salle des fêtes pour un montant d’environ 30 000 € HT.
    N’ayant pu assister à cette réunion, j’avais adressé aux conseillers municipaux plusieurs observations et demandes de précisions avant le vote.
    À ce jour, et dans l’attente du compte rendu officiel de la séance, les questions soulevées demeurent sans réponse.

    Un projet absent du programme d’accessibilité de 2016

    La commune dispose depuis 2016 d’un Agenda d’Accessibilité Programmée (Ad’AP) validé par la Préfecture, document destiné à recenser et programmer les travaux nécessaires à la mise en accessibilité des bâtiments communaux.

    Or, à ma connaissance, la cuisine de la salle des fêtes ne figurait pas parmi les opérations identifiées dans ce document.

    La question reste donc posée : quels sont les éléments nouveaux qui justifient aujourd’hui la présentation de ces travaux comme une opération de mise aux normes d’accessibilité ?

    Une délibération sans véritable démonstration technique

    La délibération évoque des objectifs de mise aux normes PMR, de sécurité et de modernisation.

    Pourtant, aucun diagnostic technique récent, aucune non-conformité clairement identifiée ni aucun descriptif précis des aménagements envisagés n’ont été portés à la connaissance du public.

    Il est pourtant difficile de demander aux élus de voter en pleine connaissance de cause lorsqu’ils ne disposent pas de tous les éléments permettant d’apprécier la nécessité réelle des travaux.

    Un financement qui mérite des explications

    Le point le plus préoccupant concerne probablement le financement du projet.

    Le plan présenté repose sur un niveau important de subventions publiques. Or de telles aides sont généralement attribuées lorsque les travaux répondent effectivement aux critères de mise en accessibilité ou à des obligations réglementaires précises.

    Dès lors, une question simple se pose : les travaux envisagés permettent-ils réellement de prétendre au niveau de financement retenu dans le plan présenté au conseil municipal ?

    À défaut d’une démonstration claire, il est permis de s’interroger sur le coût réel qui pourrait finalement rester à la charge de la commune.

    Une question de priorités

    Au-delà du dossier lui-même, la question des choix budgétaires mérite d’être posée.

    Dans les années à venir, la commune devra faire face à des investissements importants concernant notamment le réseau d’eau, la voirie et l’aménagement de la traverse du village.

    Dans ce contexte, chacun est en droit de s’interroger sur l’ordre des priorités retenues et sur les critères ayant conduit à privilégier aujourd’hui un investissement de près de 30 000 € HT dans la cuisine de la salle des fêtes.

    Le débat mérite mieux que des affirmations

    Sur un sujet engageant l’argent public, les habitants sont en droit d’attendre des explications précises, des données vérifiables et une totale transparence sur les choix effectués.

    Les questions posées avant le vote n’avaient pas pour objet de s’opposer aux travaux par principe mais d’obtenir les éléments permettant d’en apprécier la nécessité, le financement et les conséquences pour les finances communales.

    Dans l’attente du compte rendu officiel de la séance, ces interrogations demeurent donc pleinement d’actualité.

  • ARS : Qualité de l’eau potable au 11 août 2026

    ARS : Qualité de l’eau potable au 11 août 2026

    Les perchlorates sont des sels très solubles dans l’eau pouvant provenir de diverses sources : activités industrielles (domaines militaire et aérospatial), utilisation historique de certains engrais, sous-produits de désinfection de l’eau ou encore anciennes zones de combats de la Première Guerre mondiale. La région Grand Est est particulièrement concernée par cette dernière source, plusieurs secteurs ayant déjà fait l’objet d’une surveillance spécifique.

    Eau d’alimentation conforme aux exigences de qualité en vigueur pour l’ensemble des paramètres mesurés.



    Résultats des analyses du contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine

    Informations générales

    Date du prélèvement11/08/2026  10h45
    Commune de prélèvementJUSSECOURT-MINECOURT
    InstallationJUSSECOURT MINECOURT
    Service public de distributionJUSSECOURT MINECOURT
    Responsable de distributionMAIRIE DE JUSSECOURT MINECOURT
    Maître d’ouvrageMAIRIE DE JUSSECOURT MINECOURT

    Conformité

    Conclusions sanitairesEau d’alimentation conforme aux exigences de qualité en vigueur pour l’ensemble des paramètres mesurés.
    Conformité bactériologique
    Conformité physico-chimiqueoui
    Respect des références de qualitéoui

    Résultats d’analyses

    ParamètreValeurLimite de qualitéRéférence de qualité
    Température de l’eau *21 °C≥ et ≤ °C≥ et ≤ 25 °C
    Température de mesure du pH *20,8 °C
    Chlore libre *0,38 mg(Cl2)/L
    Chlore total *0,43 mg(Cl2)/L
    pH *7,2 unité pH≥6,5 et ≤ 9 unité pH
    Perchlorate<1 µg/L

    * Analyse réalisée sur le terrain

    Notre commentaire

    Les perchlorates

    Les perchlorates sont des sels très solubles dans l’eau pouvant provenir de diverses sources : activités industrielles (domaines militaire et aérospatial), utilisation historique de certains engrais, sous-produits de désinfection de l’eau ou encore anciennes zones de combats de la Première Guerre mondiale. La région Grand Est est particulièrement concernée par cette dernière source, plusieurs secteurs ayant déjà fait l’objet d’une surveillance spécifique.

    Les perchlorates ne sont classés ni cancérogènes ni mutagènes. Leur principal effet connu est une diminution temporaire de l’absorption de l’iode par la thyroïde, susceptible d’influencer la production des hormones thyroïdiennes. Toutefois, les études disponibles ne mettent pas en évidence d’effet clinique démontré chez l’homme aux niveaux actuellement observés dans l’environnement. De plus, ces composés ne s’accumulent pas dans l’organisme et leurs effets sont réversibles.

    Les populations les plus sensibles sont les nourrissons de moins de 6 mois, les femmes enceintes et les femmes allaitantes. À titre de précaution, les autorités sanitaires recommandent de limiter l’utilisation d’une eau contenant plus de 4 µg/L de perchlorates pour la préparation des biberons et plus de 15 µg/L pour les femmes enceintes ou allaitantes.Dans le cas de Jussecourt-Minecourt, l’analyse révèle une teneur en perchlorates inférieure à 1 µg/L, soit un niveau très faible, largement inférieur aux seuils de précaution sanitaires. Ce résultat confirme l’absence de contamination significative du réseau par ce composé.

    Bien que les perchlorates ne soient pas recherchés systématiquement dans tous les réseaux d’eau potable, ils font l’objet depuis plusieurs années d’une surveillance régulière dans les secteurs identifiés comme potentiellement à risque. La présence de ce paramètre dans les analyses de la commune s’inscrit dans ce dispositif de vigilance. [

    Conclusion : malgré le contexte régional favorable à une surveillance des perchlorates, la concentration mesurée (< 1 µg/L) est très rassurante et ne justifie aucune restriction d’usage ni recommandation particulière pour les populations sensibles.